Premier jour avec le Leica

Premier jour avec le Leica


Des mois à économiser et à guetter le Leica que je pourrais me payer.

Me voilà sur les traces des plus grands, fier comme Artaban. C’est écrit dans les livres, avec un Leica autour du cou, on marche et on va au contact. Alors, je vais au contact, je virevolte dans la ville lumière comme un papillon contre une ampoule et je brûle quelques photos d’impatience. Je marche vite certes, mais je m’arrête sans cesse pour essayer de faire la netteté, de faire rentrer l’image dans les traits plantés au milieu du viseur. Il paraît qu’on voit mieux Paris à travers un télémétrique. Je vois surtout mon doigt qui traine sans cesse devant la visée. Les diodes de la cellules ne tournent jamais dans le sens souhaité, à moins que… oui, c’est bien moi qui me trompe. Je déambule donc désormais face à face avec moi-même, ma lenteur et la nécessité d’apprendre. Je déclenche ce qui se présente, un peu au vogelpik.

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